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La Chronique de Krokmou

Le Cinema = art consistant à montrer d'énorme GIF animée avec du son et une histoire... C'est en gros comme ça qu'il faudrait le voir... Et accessoirement, je travaille dans un cinema ! Instagram : coaster51 Page Facebook : La Chronique De Krokmou

Color Out Of Space (Amazon Prime Video) de Richard Stanley avec Nicolas Cage, Joely Richardson, Madeleine Arthur, Elliot Knight, Tommy Chong, Brendan Meyer et Julian Hillard.

Publié le 20 Octobre 2020 par Charley Smith in Lovecraft, Color Out Of Space, Nicolas Cage

Color Out Of Space (Amazon Prime Video) de Richard Stanley avec Nicolas Cage, Joely Richardson, Madeleine Arthur, Elliot Knight, Tommy Chong, Brendan Meyer et Julian Hillard.

Vu le 20 Octobre 2020

Après la chute d’une météorite qui émet une couleur qu’on ne peut pas décrire, la famille Gardner se retrouve envahi par des créatures venant d’un autre monde. Entre folie et horreur, cette couleur tombée du ciel signe une chute dans le monde halluciné dont les Grands Anciens raffolent.

Je ne pense pas être tomber sur un film aussi bizarre que celui-là. En même temps, il faut s’attendre à quoi d’une adaptation d’une nouvelle de Howard Phillips Lovecraft. Tout comme Tolkien, l’univers de Lovecraft est réputé inadaptable que ce soit en série et au cinéma. Jusqu’à l’heure, très peu, on essayait de l’adapter et très souvent, ils se sont cassé les dents.

Le film n’a rien à voir avec la nouvelle, juste le fait qu’un météore apporte la couleur. Malgré beaucoup de référence à Lovecraft (Université Miskatonic du T-Shirt de Ward Phillips (vous l’avez ?), d’autre nom de ville en référence à d’autre ville dans l’univers de Lovecraft), c’est très different.

Ce que je retiendrez surtout du film, c’est la lumière que je trouve incroyable, toujours de la lumière léchante et vachement bien créer. Ne serait-ce que les appliques sur l’extérieur de la maison, elles ont une forme particulière et la lumière ne se mélange pas comme le ferait une applique classique, chaque bordure est bien délimité sur le mur.
Puisque je parle de la lumière, je vais partir tout de suite sur cette fameuse couleur tombé du ciel. L’interprétation de chacun face à cela est différente, jamais réellement décrite dans la nouvelle, puisqu’elle ne peux l’être, cette couleur est un mystère pour le lecteur. Du coup, quand tu veux montrer une couleur qu’on peut pas décrire dans un film où tu dois mettre une couleur sur le personnage principal du film… Bin, c’est assez gênant. Du coup, le rose/violet dans le film, ça rend bien mais on a du mal à y croire.

Le film fait quelque chose d’assez incompréhensible. Il commence par la narration de Ward Phillips, pour la terminer avec lui. Entre les deux, il y a des évènements dont il a jamais eu la connaissance. Le film aurait du se concentrer sur lui, son enquête par rapport à cette couleur (comme le fait très souvent Lovecraft dans ses écrits). Ici, ça n’a juste aucun sens.

La réalisation est assez classique (même si c’est un film d’auteur/indépendant (puisqu’américain)), rien de bien fou. C’est assez gore sur certain passage, et franchement, si vous êtes épileptique, évitez ! Vraiment ! Le film dure 1h50 et on aimerait que cela se termine plus tôt.

Encore une fois, pour moi, c’est un cassage de dent, je ne vous conseille pas le film. A moins que vous ayez envie de le voir dans le cadre d’un visionnaire post-lecture de « La Couleur Tombée du Ciel » de Howard Phillips Lovecraft.

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