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La Chronique de Krokmou

Le Cinema = art consistant à montrer d'énorme GIF animée avec du son et une histoire... C'est en gros comme ça qu'il faudrait le voir... Et accessoirement, je travaille dans un cinema ! Instagram : coaster51 Page Facebook : La Chronique De Krokmou

#JeSuisLà d’Eric Lartigau avec Alain Chabat, Doona Bae, Blanche Gardin, Ilian Bergala, et Jules Sagot.

Publié le 11 Février 2020 par Charley Smith

#JeSuisLà d’Eric Lartigau avec Alain Chabat, Doona Bae, Blanche Gardin, Ilian Bergala, et Jules Sagot.

Vu le 10 Février 2020
Stéphane, Chef restaurateur du pays basque, a rencontré Soo sur Instagram. Ils discutent, se parlent de temps en temps. Jusqu’au jour où Stéphane décide de partir sur un coup de tête à Séoul en Corée Du Sud pour rencontrer Soo.
Pour ceux qui s’attendait à un film aussi émouvant que « La Famille Bélier » cité dans la bande annonce pour faire affluer les spectateurs en salle… Eh bien, c’est raté.

On retrouve Alain Chabat en chef cuisinier crédible, il est encore une fois très bon acteur, on connait Alain Chabat et franchement c’est un plaisir de le voir jouer.
J’ai juste un problème avec ce film, il nous vend du rêve, une épopée de vie comme certain rêverait d’en faire, partir sur un coup de tête, dans un pays à l’autre bout du monde. Et retrouver quelqu’un qu’on a rencontré en ligne.
C’est assez bizarre parce que le film nous vend les réseaux sociaux (notamment Instagram dans le film) comme quelque chose de bien, on rencontre des gens du monde entier à portée de doigts littéralement. Et sur la seconde partie du film, il nous vend les réseaux sociaux comme étant le mal incarné, par le fait que chacun peut se construire sa vie comme il le souhaite.
C’est étrange comme discours, et dans tout ça, il n’y a que les personnes âgées qui vont voir ce film, et ils vont tous rester sur l’idée que c’est mal les téléphones portables…
Et pour le coup, le film rate complètement son propos qui aurait pu être tellement simple… Ça aurait pu être un récit initiatique d’un père de famille divorcé. Et ce message (du récit initiatique) n’arrive que dans les 10 dernières minutes du film quand les fils de Stéphane le retrouve à Séoul. Et c’est à ce moment qu’il se rend compte qu’il aime ses fils. Je trouve que c’est très mal apporté et que le propos n’est pas assez creusé.
Je sais pas ce qui a raté dans l’élaboration du film, mais tout n’y est pas, je pense qu’il y a eu une volonté de se concentrer sur son personnage principal et sa quête d’un amour impossible, plutôt que sur son récit et sa construction personnel pendant la crise de la cinquantaine.
Si vous souhaitez voir ce film, allez-y, ça reste appréciable notamment pour Alain Chabat, mais le propos de fond du film n’y est pas.

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