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La Chronique de Krokmou

Le Cinema = art consistant à montrer d'énorme GIF animée avec du son et une histoire... C'est en gros comme ça qu'il faudrait le voir... Et accessoirement, je travaille dans un cinema ! Instagram : coaster51 Page Facebook : La Chronique De Krokmou

Joker (IMAX Laser) de Todd Philips avec Joaquin Phoenix, Robert De Niro, Zazie Beetz, Frances Conroy, Brett Cullen et Shea Whigham.

Publié le 11 Octobre 2019 par Charley Smith

Joker (IMAX Laser) de Todd Philips avec Joaquin Phoenix, Robert De Niro, Zazie Beetz, Frances Conroy, Brett Cullen et Shea Whigham.

Vu le 10 Octobre 2019 en IMAX Laser et VOST

Arthur Fleck, paria de la société, malade et asociale, il habite avec sa mère et vit une vie monotone, sans grande valeur. Alors que les choses avancent, il devient le Joker…

Oublié tout ce que vous croyez savoir sur Todd Philips et son cinéma, il vient de définitivement poser ses couilles sur notre front et on ne peut absolument rien faire…

Dès le premier plan, ils nous invitent dans ce monde, il est pas fantasmé, il est réel, il est palpable, on voit les choses. Qu’on se le dise, il aurait pu être dans le même univers que la trilogie Dark Knight de Christopher Nolan à 15-20 ans près bien sûr puisque Joker se déroule dans les années 70/80.

Je vais pas tourner autour du pot pendant 300 ans, j’ai aimé, très clairement. Je suis pas fan de Joaquin Phoenix, pour moi, c’est un acteur comme plein d’autre qui a fait des blockbusters, comme des films indépendants. Je suis sa carrière de loin sans pour autant m’intéresser au personnage ou à sa vie.

Mais je dois dire qu’il a mis la barre très haut… Mais je sais pas comment je pourrais l’exprimer. Je suis abasourdie par le travail qu’il a fait pour rendre le personnage encore plus vrai que nature…
Et ceux qui veulent comparer Phoenix et Ledger, je pense que vous pouvez laisser tomber. Ce sont 2 registres bien différents. Qu’on se mette d’accord sur une chose, Ledger, c’était de l’animosité et du chaos. Phoenix, on est sur de la folie pure, dure et réelle. (Non, je ne parle pas de Jared Leto, et oui, c’est normal… Désolé, Jared, tu étais ni fou, ni drôle, ni fascinant, ni agent du chaos, tu étais juste un mec tout blanc avec les cheveux verts)

C’est magistral, du premier au dernier plan, le film est maitrisé au poil de cul, et c’est pas rien de le dire. On sait que certaine chose vont arriver mais on redoute ces moments-là, on veut pas que ces moments là, on souhaite une seule chose c’est qu’elle soit occulté. Et bien même pas, Todd Philips nous tient la tête devant la cuvette de la vérité et nous noie dedans encore et encore et encore, sans jamais se poser la question de savoir si on en a assez ou si il doit continuer, c’est infini.

J’aurai tellement aimé voir un univers DC Comics commencé de cette manière, j’adore le MCU, mais le film est un uppercut pleine face à Marvel Studios. Il dit pas qu’il n’aime pas les films Marvel, il veut juste le tabasser dans une ruelle sombre de Gotham et le laisser pour mort (Arthur au début du film)

Warner/DC/Todd/Joaquin si un jour vous tombez là-dessus par hasard, dans les tréfonds d’internet, je vous remercie. Todd, j’ai aimé la trilogie Very Bad Trip, j’ai aimé Date Limite, c’était fun, mais pour ce film, tu voulais quelque chose de puissant, de viscérale et de poignant, je crois que tu tiens ton oeuvre parfaite, merci d’avoir forcer un peu la main à Warner.
Joaquin recommence pour voir, j’aimerai tellement une suite à ce film, je veux te voir encore une fois avec ce sourire, avec ta folie, ton petit quelque chose qui fait que le film est une merveille et tu te place dans mon coeur au même niveau que Monsieur Ledger, et pour te le prouver, tu vas désormais être appeler Monsieur aussi.
Warner/DC vous avez failli chier dans la colle grave en refusant de financer le film de Todd, vous êtes des cons… Vous nous sortez des merdes comme Suicide Squad et vous avez failli dire non à Todd, mais c’est quoi qui cloche chez vous ??

Je vous le conseille vivement, c’est vraiment un grand moment de cinéma dans les tréfonds de la folie, à la critique de notre société tout en passant dans la vie de quelqu’un d’unique et malicieux. Le JOKER.

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